« Les Belges, l’économie sociale et son financement » (FR)

COMMUNIQUE DE PRESSE


Plus d’1/3 des Belges envisagent de recourir au crowdfunding pour financer le secteur de l’économie sociale


CBC Banque & Assurance et HEC - Université de Liège dévoilent les résultats de leur Observatoire
« Les Belges, l’économie sociale et son financement »1

 

  • 2018 est l’année de l’économie sociale tant ce secteur qui regroupe les associations,  les mutuelles ou encore les coopératives, a le vent en poupe. En pleine mutation, ce secteur emploie 567 000 personnes, soit plus d’un salarié sur 7 dans notre pays et est à la recherche de nouveaux moyens de financement. Dans ce contexte, HEC - Université de Liège et CBC Banque & Assurance ont interrogé le mois dernier les Belges ainsi que les entreprises du secteur afin de prendre le pouls de ces mutations.
  • L’Observatoire confirme une tendance actuelle majeure, les entreprises d’économie sociale sont de plus en plus soutenues par les citoyens : près de 30% des Belges ont financé un projet au cours des 12 derniers mois et plus de 40% envisagent de le faire. La santé (35%), la lutte contre la pauvreté (28%) et la protection de l’environnement (24%) composent le top 3 des causes soutenues financièrement.
  • Les modes de financement pour soutenir le secteur se diversifient et se dynamisent puisque la prise de participation (25%) et le prêt (5%) sont désormais envisagés par les Belges à côté du don qui reste encore majoritaire (52%).
  • Et dans la manière de financer l’économie sociale, les lignes commencent également à bouger : 1/3 des Belges envisagent de recourir au financement participatif (crowdfunding) pour soutenir un projet ou une organisation. Et au cours des 12 derniers mois, 20% des contributeurs y ont eu recours, ce taux atteignant près de 40% chez les jeunes de moins de 34 ans.
  • De son côté, le secteur envisage de s’ouvrir à d’autres manières de se financer, 1/3 des organisations concernées voyant d’ailleurs une opportunité dans le don ou le prêt via une plateforme de crowdfunding, le prêt trouvant progressivement sa place comme mode de soutien au secteur.

2018 : l’année de l’économie sociale

L’Observatoire CBC/HEC le confirme, le secteur de l’économie sociale est de plus en plus soutenu par les citoyens : près de 30% des Belges ont soutenu financièrement un projet au cours des 12 derniers mois et plus de 40% l’envisagent prochainement. La santé (35%), la lutte contre la pauvreté (28%) et la protection de l’environnement (24%) figurent parmi le top 3 des causes soutenues financièrement.

« Les Belges sont traditionnellement très attachés au secteur non-marchand et aux entreprises sociales. Au plan international, notre pays arrive d’ailleurs en tête en termes de densité associative. La plupart de nos concitoyens sont membres d’une ou plusieurs associations et recourent à leurs services. D’ailleurs, si l’économie de manière générale se redresse, le non-marchand, les ASBL et les coopératives tirent particulièrement leur épingle du jeu. » explique Sybille Mertens, Economiste et Professeur à HEC Liège, l’Ecole de Gestion de l’Université de Liège.

 

Les Belges diversifient leurs façons de financer le secteur

L’Observatoire révèle également que, côté modes de financement, les lignes commencent à bouger : 1/3 des Belges envisagent de recourir au financement participatif pour soutenir un projet d’économie sociale. Et au cours des 12 derniers mois, 20% des contributeurs l’ont déjà pratiqué, ce taux s’élevant à près de 40% chez les jeunes de moins de 34 ans. La jeune génération de Belges tire donc vers le haut une nouvelle dynamique. Ce recours au crowdfunding symbolise un effet de diversification puisque  la prise de participation (25%) et le prêt (5%) sont désormais envisagés à côté du don qui reste encore majoritaire (52%). Interrogés sur les avantages du financement participatif, les Belges avancent le top 3 suivant : la connaissance précise du projet financé pour 37%, la possibilité de suivre ce projet pour 32% et un accès à un large choix de projet pour 21%.

« Les lignes bougent pour le secteur et les Belges s’approprient progressivement les nouvelles tendances en matière de financement. Sur le marché de la générosité, 1 contributeur sur 5 passe par une solution digitale. Et là où le digital permet de manière générale d’abolir les distances, dans le domaine du don les Belges restent sur des projets qui leur sont proches et familiers. La digitalisation ne modifie donc pas fondamentalement les choix des donateurs, mais elle change leurs attentes. Les belges veulent donner du sens à leur soutien et ont trouvé dans le crowdfunding la possibilité de décider directement des causes qu’ils ont envie de soutenir. » ajoute Bruno Menu, Directeur Public et Non-Marchand chez CBC Banque.  

CBC

Le secteur envisage aussi de s’ouvrir à de nouvelles manières de se financer

Au cours des 5 prochaines années, les entreprises du secteur disent être prêtes à financer leurs infrastructures et projets via les subsides (85%), leurs moyens propres (71%) et les dons (52%).

1/3 des organisations envisagent également le don ou le prêt via plateforme de crowdfunding. Entre les intentions et la réalité du terrain, il reste cependant une marge puisque au cours des 5 dernières années, les organisations interrogées disent avoir réalisé ces opérations de financement participatif respectivement à hauteur de 6% et 4%. « Les associations cherchent à augmenter la part des dons dans leur modèle financier ou à inciter les citoyens à investir dans une ou plusieurs entreprises sociales. Les platesformes de crowdfunding sont un outil intéressant dans ces deux cas de figure. Sur le marché belge, nous voyons depuis 2014 apparaître des platesformes qui hébergent des projets « à impact social ». Nous en avons dénombré 8 à ce jour qui s’y consacrent parfois même exclusivement. La plupart font du crowdgiving, c-à-d du don et une seule propose pour le moment des prises de parts. En 2016 et 2017, elles ont mobilisé ensemble près de 11,5 millions d’euros. » explique Sybille Mertens.

Enfin, selon l’Observatoire CBC/HEC, la possibilité de faire connaître son institution auprès d’un public plus large (89%), le renouvellement des donateurs/financeurs (70%) et le manque de moyens pour financer leurs projets et infrastructures (70%) apparaissent dans le top 3 des motivations des associations et entreprises sociales à recourir au financement participatif. «  Les associations craignent que les ressources publiques ne soient à l’avenir pas suffisantes. Le digital fait donc son entrée dans le secteur et ouvre les horizons. Il est clair qu’avec les jeunes générations le financement participatif en ligne va encore prendre de la place au cœur d’un secteur qui, signe des temps, ne cesse de croître dans la société et ne va certainement pas s'arrêter là.» conclut Bruno Menu.

 

(1) Observatoire CBC réalisé par le bureau d’enquête IPSOS au mois d’avril 2018 auprès d’un échantillon représentatif de plus de 1000 Belges et auprès de 100 entreprises à finalité sociale présentes à Bruxelles et en Wallonie.

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