Célia Paquay & Pierrick Clerc

Portraits des nouveaux membres du Corps académique
2020-2021


Découvrez les portraits de Célia Paquay et de Pierrick Clerc, nouveaux membres du Corps Académique de HEC Liège pour cette nouvelle année : 

 

 

Portrait de Célia Paquay


Originaire de Verviers, Célia Paquay est liégeoise depuis bientôt 10 ans.

Après un master en sciences mathématiques spécialisé en informatique à la faculté des Sciences de l’Université de Liège, elle se lance dans un doctorat en recherche opérationnelle sur le chargement de fret aérien, « curieuse de voir à quoi tout mon bagage mathématique pouvait me servir ». Ensuite,  dans ses recherches postdoctorales, elle étudie la gestion de perturbations en temps réel pour les plannings de transport de personnes.

Elle occupe ensuite une charge d’Assistant Professor durant 1 an et demi dans le groupe de Quantitative Economics dans la School of Business Economics de Maastricht University.

Ses intérêts de recherche concernent principalement la recherche opérationnelle, l’optimisation combinatoire, la logistique, et les problèmes de chargement.

Depuis le 1er septembre 2020, Célia Paquay est chargée de cours à HEC-Liège, au sein du département Opérations.

Rendre les étudiants autonomes, critiques et autocritiques

Selon Célia Paquay, le rôle d’un enseignant ou d’une enseignante universitaire est d’éveiller et de susciter la curiosité et la soif d’apprendre de ses étudiants. Célia Paquay estime que la mission d’un professeur consiste aussi à partager et à transférer aux étudiants les connaissances et compétences, l’expertise que lui-même a développée dans son domaine de recherche. Il faut préparer ces étudiants qui vont passer plusieurs années en nos murs, pour leur future carrière professionnelle via l’acquisition de compétences techniques, mais aussi transversales. « Par exemple, les rendre autonomes, critiques et autocritiques : ce seront de véritables atouts dans leur vie future. » Toutes ces missions s’appliquent aux étudiants de bachelier et de master, mais également aux doctorants qu’elle encadre, avec ses collègues.

L’activité de recherche pousse les chercheurs à se dépasser, à changer d’angle de vue pour apporter une vision nouvelle à un problème ou une méthodologie. « Cette démarche d’innovation, cette audace de sortir des sentiers battus, nous pouvons également l’utiliser pour améliorer notre pratique d’enseignant, mais également la transmettre à nos étudiants. »

 

 

Portrait de Pierrick Clerc


Après une thèse de doctorat à l'École d'Économie de Paris, dans laquelle il a cherché à répliquer la dynamique des taux de chômage et d'inflation aux États-Unis, Pierrick Clerc est devenu économiste à la Banque de France, dans le service des études macroéconomiques et des prévisions. Il a en particulier contribué au développement des nouveaux modèles d'équilibre général dynamiques de cette institution, ainsi qu'à la rénovation de son modèle de prévisions.

Il rejoint ensuite la Banque Nationale Suisse comme économiste senior dans le service de coordination de la recherche. Il y a notamment fait partie du comité scientifique de nombreux séminaires et conférences organisés par cette banque centrale.

Ses travaux de recherche s'articulent autour de deux axes principaux, que sont la macroéconomie quantitative et l'histoire de la macroéconomie. Ces deux axes sont souvent perçus comme diamétralement opposés, l'un étant extrêmement technique et « standardisé », l'autre étant littéraire et critique. Pour sa part, il les voit comme complémentaires. La partie quantitative de ses travaux lui permet d'aborder les développements récents de la discipline, que les historiens de formation ont certaines difficultés à appréhender. Réciproquement, la partie historique lui permet de mettre en perspective sa recherche quantitative, et d'en critiquer les hypothèses et les résultats.

Enseignement et recherche se nourrissent mutuellement

Pierrick Clerc est convaincu que l'enseignement et la recherche sont intimement liés. Il existe, bien sûr, des parcours remarquables n'empruntant que l'un ou l'autre de ces chemins. Il est cependant persuadé que les deux se nourrissent mutuellement. « On ne peut comprendre les enjeux fondamentaux d'un sujet qu'en l'enseignant et en le vulgarisant. De même, il me paraît difficile d'enseigner efficacement une discipline sans avoir cherché à contribuer (même modestement) à son développement. L'enseignement et la recherche me semblent être, en définitive, les ‘deux faces d'une même pièce’ ». 

C'est la raison pour laquelle il a toujours pratiqué des activités d'enseignement. Lors de sa thèse, bien sûr, comme chargé de travaux dirigés, mais également lorsqu’il était économiste en banque centrale. Il a notamment enseigné la macroéconomie, les développements récents en matière de politique monétaire et fiscale, et l'économie du travail dans des institutions telles que Sciences Po Paris, l'université Paris Dauphine et l'UCLouvain.

 

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