L'espionnage économique par la communication : comment s'en protéger ?

L'espionnage économique par la communication : 
comment s'en protéger ?


Langue: français
Enseignant–pilote : Michel Hermans
Type A

L’espionnage et le contre-espionnage ont toujours existé.

A son origine, il avait pour but la dimension militaire. Avec la fin de la guerre froide, les grands services de renseignements se sont reconvertis en grande partie dans le secteur économique.

La dimension sécuritaire existe toujours et elle s’est particulièrement orientée vers le terrorisme.

Mais, aujourd’hui, nous vivons une guerre économique et technologique.

Les nouvelles technologies de la communication, basée sur Internet et l’augmentation des capacités du digital, les possibilités de hacker les systèmes de protection et la puissance des super calculateurs rendent l’espionnage plus simple mais plus coûteux, en investissement, qu’auparavant. Seules, les grandes puissances ont la capacité de s’offrir une telle technologie au profit de leurs entreprises. L’association entre pouvoir politique et pouvoir économique est la plus développée aux Etats-Unis. Les autres grandes puissances comme la Chine, la Russie ou la France sont en retard sur les Américains et beaucoup d’autres pays européens profitent des renseignements américains, tout en les alimentant d’informations particulières. Il existe même aujourd’hui, des sociétés privées d’espionnage qui travaillent directement au profit des entreprises. Le marché deviendrait juteux. La connexion des objets risquent de mettre en oeuvre une prise de contrôle de nos moyens de productions ou de communications physiques qui risquera de matérialiser cette guerre. Il s’agit de l’intelligence artificielle qui est le prolongement du développement d’internet.

Le portfolio sera basé sur le développement de cette menace et des conséquences pour les entreprises. Comme il s’agit d’une activité interdite, il est parfois difficile de mesurer l’importance du problème mais, une série de paramètres nous permet de l’évaluer. Chaque étudiant devra rendre un travail écrit sur un cas avéré ou supposé d’un tel espionnage. Le nombre de pages étant fixées à 5. L’objectif étant de faire prendre conscience de l’importance du problème pour toutes les entreprises. Selon une étude de l’Agence de Stimulation Economique de la Région wallonne, 75% des PME wallonne déclarent avoir été, au moins une fois, l’objet d’attaques de leur système informatique.

Dernière mise à jour : 12/09/2016